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La cour d’appel de Bordeaux examine mardi le recours déposé par l’association Alerte aux toxiques. Elle avait été condamnée à 125 000 euros en 2021 pour avoir révélé la présence de traces de pesticides dans des vins labellisés « haute valeur environnementale ».
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Valérie Murat attend l’audience avec « beaucoup d’impatience ». Mardi 3 novembre, à 14 heures, la cour d’appel de Bordeaux doit examiner le recours déposé par la porte-parole de l’association Alerte aux toxiques contre la décision qui la mure dans le silence depuis plus de cinq ans. En février 2021, le tribunal judiciaire de Libourne l’a condamnée à verser plus de 125 000 euros au Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et à 25 coopératives et châteaux pour avoir « dénigré » les vins de Bordeaux.
En cause, la publication dans la presse en septembre 2020 de résultats d’analyse montrant la présence de traces de pesticides dans des vins pourtant certifiés « haute valeur environnementale » (HVE). Estimant la communication autour de ce rapport « volontairement anxiogène », le tribunal avait, en outre, condamné Valérie Murat à supprimer sa diffusion sur tout support numérique sous peine d’astreinte financière. Depuis, la militante a fermé son site Internet, son compte Twitter (désormais X) et sa page Facebook. « Cette condamnation, inédite par son montant, caractérise ce qu’on appelle une procédure-bâillon, c’est-à-dire une action judiciaire engagée non pas tant pour obtenir gain de cause que pour réduire au silence les voix critiques », commente l’association La Maison des lanceurs d’alerte.
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Source: Le Monde · Stéphane Mandard
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