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Chronique

Nathaniel Herzberg

La fabuleuse capacité des céphalopodes à se glisser dans le moindre interstice pourrait-elle être utilisée pour sauver des vies ? C’est en tout cas l’espoir d’une équipe de biologistes et d’ingénieurs qui pourrait s’inspirer de cet atout pour mettre au point des robots bio-inspirés.

Publié aujourd’hui à 06h30 Temps de Lecture 2 min.

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Un poulpe du Pacifique (« Enteroctopus dofleini »), en mer du Japon, le 8 août 2012.

« Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » L’expression revient trois fois dans l’Evangile : Matthieu (19, 24), Marc (10, 25) et Luc (18, 25), signe qu’il s’agit ici de choses sérieuses. Rien n’y a été laissé au hasard, ni le sens profond qui nous invite à nous méfier de l’attachement matériel, obstacle au salut spirituel, ni même le choix de l’animal. Imaginons en effet que Jésus-Christ ait opté pour une autre créature divine pour nourrir son propos, une autre grosse bestiole, abondante dans les mers de la région : la pieuvre commune. Eh bien, c’est toute l’hyperbole qui aurait mangé la poussière.

Car ces chers céphalopodes, c’est bien connu, passent partout. Ce n’est là qu’une des multiples qualités de ces animaux doués de mémoire, capables de changer de couleur, de régénérer leurs membres, d’utiliser des outils, de résoudre des problèmes complexes et même de faire preuve d’humour. Mais c’est assurément une des plus fascinantes. « La pieuvre commune vit souvent près des côtes rocheuses où elle parvient à échapper à ses prédateurs en se glissant dans de petites ouvertures pour s’y cacher, rappelle Michael Kuba, maître de conférences en biologie marine à l’université Federico-II de Naples. D’un autre côté, elle chasse des petites proies qui se cachent dans des crevasses et des grottes : leur stratégie consiste donc à se faufiler pour les suivre et les manger. »

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Source: Le Monde · Nathaniel Herzberg

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