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Au Musée national de l’histoire de l’immigration, à Paris, l’événement « Une histoire du cinéma français : héritages maghrébins » revisite soixante ans de production de films et de récits, dans une France postcoloniale.

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Kader Boukhanef sur le tournage du film « Le Thé au harem d’Archimède », en mars 1985.

Hafsia Herzi, Reda Kateb, Leïla Bekhti, Tahar Rahim, Isabelle Adjani, Samir Guesmi, Camelia Jordana, Abdellatif Kechiche… Tous ces acteurs, actrices et cinéastes, et bien d’autres, sont devenus des noms familiers du cinéma français : ils et elles ont aussi des origines maghrébines, algériennes pour la plupart, mais aussi marocaines ou tunisiennes.

Comment ces artistes, et leurs aînés – l’acteur Mohamed Zinet (1932-1995), le cinéaste Mehdi Charef (1952-2026)… – ont-ils tracé leur chemin dans la France postcoloniale, des années 1960 à nos jours ? Si chacun et chacune a son propre parcours, n’y a-t-il pas un récit collectif à construire ?

C’est le pari de la stimulante exposition intitulée « Une histoire du cinéma français : héritages maghrébins », qui a ouvert ses portes, samedi 31 octobre, au Musée national de l’histoire de l’immigration, sis au Palais de la Porte-Dorée, à Paris (12e arrondissement). « Avec cette exposition, on tisse une histoire qui n’a jamais été racontée. Ce n’est que le début, il y aura d’autres fils à tirer », souligne Clémentine Deroudille, la co-commissaire, avec Lucile Humbert Beldjoudi.

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Source: Le Monde · Clarisse Fabre

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