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Publié le 29/10/2026 07:19 Mis à jour le 29/10/2026 07:20
Le Premier ministre Pedro Sanchez a décrété trois jours de deuil national, de jeudi à samedi, alors que le bilan ne cesse de s'alourdir, désormais à 68 morts et 108 blessés, selon le président de la région.
Ce qu'il faut savoir
L'un des plus grands drames de l'histoire du rail du pays. Les circonstances de collision entre deux trains sur la ligne à grande vitesse entre Los Yébenes et Urda en Espagne, mercredi 29 octobre, s'éclaircissent peu à peu. Le ministre des Transports, Oscar Puente, a dévoilé, mercredi dans la soirée, les premiers éléments de l'enchaînement de circonstances qui ont conduit au pire accident ferroviaire espagnol depuis 2013. En cause, tout d'abord, une panne du système sécurisé "LZB" – le système de contrôle des distances entre les trains et de leur vitesse – sur trois ordinateurs, conduisant à l'arrêt de six trains circulant dans le secteur, dont les deux trains impliqués dans l'accident, un train Renfe et un train Yrio. Le contrôleur ayant repris la main sur les opérations manuellement a toutefois ordonné aux six trains de redémarrer. Le train Renfe a donc – contrairement au second – poursuivi librement sa route, pendant 25 kilomètres, avant de percuter l'arrière du train immobilisé. L'enquête permettra d'établir pourquoi le train Iryo, plus en amont, n'a pas redémarré. Suivez notre direct.
- Le gouvernement décrète trois jours de deuil national. Le Premier ministre Pedro Sanchez a décrété trois jours de deuil national, de jeudi à samedi, alors que le bilan ne cesse de s'alourdir, désormais à 68 morts et 108 blessés, selon le président de la région, Emiliano García-Page. "Il n'est pas acceptable pour un pays comme l'Espagne de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année, comme nous l'avons vécu", a-t-il dénoncé, en référence à la tragédie d'Adamuz, qui avait fait 46 morts en janvier en Andalousie et bouleversé toute l'Espagne. Le chef du gouvernement espagnol a également décrété un deuil national de jeudi à samedi.
- Des circonstances à éclaircir. A son arrivée sur place, le ministre des Transports espagnol, Oscar Puente, a qualifié d’"inexplicable" la décision du centre de contrôle d'autoriser le train à grande vitesse de la Renfe à reprendre sa circulation alors que le train Iryo était toujours immobilisé sur la voie. "La décision de reprendre la circulation sans avoir résolu l’incident relève du centre de contrôle. C’est une décision qui a été prise dans des circonstances inexplicables", a-t-il déclaré.
- Les billets entre Madrid et l'Andalousie suspendus jusqu'à décembre. La compagnie ferroviaire publique Renfe a annoncé la suspension de la vente des billets de TGV entre Madrid et l'Andalousie jusqu'à décembre, tout en se réservant la possibilité de reprendre la circulation de ses trains en cas de réouverture de la ligne en novembre, selon El Pais.
le point sur l'actu
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Voici le premier point sur l'actualité de la journée :
#ESPAGNE Au moins 68 personnes sont mortes dans la collision de deux trains à grande vitesse à environ 150 km au sud de Madrid. Plus de 100 blessés sont également à déplorer. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, juge "inacceptable" que le pays ait subi deux accidents ferroviaires majeurs "la même année", après la mort de 40 personnes dans une autre catastrophe en janvier.
#LYCEES Emmanuel Macron a appelé, auprès de la chaîne YouTube "HugoDécrypte", à la reprise des cours dans le "calme" à la rentrée lundi, deux jours après une nouvelle journée de mobilisation. "On n'a pas été assez rapide, collectivement, dans la réponse. On aurait dû y aller plus vite, moi le premier", a-t-il concédé. Voici ce qu'il faut retenir de cette interview.
#TRAPPES Un hommage national sera organisé après l'attentat raciste dans les Yvelines, annonce le gouvernement, tandis qu'un nouveau rassemblement contre le racisme se tiendra à Trappes, vendredi soir. De son côté, Emmanuel Macron a dénoncé une "désinhibition du racisme" et de "l'antisémitisme".
#VSS Le Sénat a voté hier pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs, étendant cette exception jusqu'ici réservée aux crimes contre l'humanité. Le vote de la chambre haute du Parlement ouvre la voie à l'adoption définitive de la mesure dans les prochaines semaines.
Source: Franceinfo · Pauline Dubois, Tom Hollmann
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