La suppression de la plateforme Parcoursup est la première revendication des élèves. Tom Nicholson / REUTERS

DÉCRYPTAGE - Alors que la plateforme créée en 2018 suscite de vives critiques de la part des lycéens et des étudiants, les systèmes d’affectation qui le précédaient ont également leur lot de défauts.

Lassés du fonctionnement de Parcoursup, qu’ils jugent opaque et inégalitaire, lycéens et étudiants défilent dans les rues depuis un mois pour demander son abrogation. Finalement, le gouvernement leur a promis une refonte l’année prochaine pour plus de transparence et un remplacement de la plateforme en 2028. Mais l’accès à l’enseignement supérieur était-il plus facile et équitable avant ?

D’abord, il s’est complexifié : ces dernières décennies, le nombre d’étudiants n’a cessé de grimper, passant de 1,1 million en 1980 à 2,1 millions en 2000, puis à 2,3 millions en 2010. Quinze ans plus tard, en 2025, ils étaient 3 millions à entreprendre des études supérieures, toutes années d’études et formations confondues, dans le public et le privé. Ainsi, pour gérer l’afflux et garantir plus d’équité, leur recrutement dans les établissements d’enseignement supérieur a bien évolué.

La hiérarchisation contraignante d’APB

Entre 2009 et 2017, pour s’inscrire à l’université, les bacheliers devaient s’inscrire sur le site Admission postbac…

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Source: Le Figaro · Emma Ferrand

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