L’exécutif a dégainé lundi une série de mesures, coûtant 5 à 6 milliards d’euros, pour répondre à la crise lycéenne. Mais c’est insuffisant pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce une «arnaque».
Passer la publicité Passer la publicitéLundi, l’exécutif a annoncé son plan pour répondre à la colère lycéenne, qui agite le pays depuis un mois. Les ministres Édouard Geffray (Éducation) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) ont promis, entre autres, «une évolution forte» de Parcoursup en 2027, avant «un remplacement» l’année suivante. Un débat sur la plateforme se tiendra aussi à l’Assemblée nationale, mercredi. Pour la députée de La France Insoumise (LFI), Clément Guetté, il doit être suivi d’un vote.
«Nous allons juste blablater pendant quelques heures, sans voter, c’est un problème», a raillé sur Franceinfo l’Insoumise, vice-présidente de la chambre basse. Elle exhorte l’exécutif à demander «aux groupes parlementaires s’ils sont satisfaits ou non de Parcoursup», et si l’on peut «l’abroger dès maintenant». Les troupes Insoumises réclament «l’abolition» pure et simple de la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, accusée par le triple candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon d’être «une école du vice».
«Une arnaque» à plus de 5-6 milliards d’euros
Sans surprise, les troupes insoumises ne trouvent pas satisfaction dans les propositions annoncées par le gouvernement : 15.000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, 4 milliards pour rénover le bâti, plafonnement des classes de seconde à 28 élèves avec la création de 500 postes d’enseignants. Pour l’Insoumise et proche de Jean-Luc Mélenchon, «c’est de l’arnaque». Une «arnaque» qui, «au total», «va dépasser les 5-6 milliards», expliquait lundi soir Édouard Geffray, invité du «20 Heures» de France 2.
Les Insoumis réclament, eux, «150.000 places supplémentaires» dans l’enseignement supérieur, quand les organisations lycéennes en demandent 250.000 . «Le calcul n’est pas bon», grince encore la parlementaire. L’exécutif a aussi lâché du lest sur les bourses étudiantes qui seront désormais «indexées sur l’inflation». Une mesure à plus de 100 millions d’euros pour l’État. «C’est parfaitement insuffisant», tacle une nouvelle fois l’élue du Val-de-Marne. Et de déplorer l’absence de réponses «sur la démocratie lycéenne» ou encore sur «la répression du mouvement lycéen».
Source: Le Figaro · Anais Chaline
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