Des météorologues ont observé une perturbation exceptionnellement précoce du vortex polaire. A ce stade, les conséquences sont encore incertaines mais habituellement, ce phénomène augmente le risque de vague de froid dans l'hémisphère nord.
Publié le : 07/11/2026 - 13:54
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Le vortex polaire est un phénomène naturel. Pendant l'hiver septentrional, des vents très puissants circulent à des altitudes comprises entre 10 et 50 km au-dessus de l'Arctique. Normalement, ces vents se renforcent à l'automne, c'est-à-dire à la période actuelle. Ils atteignent leur pic en janvier et peuvent s'affaiblir dans la seconde partie de l'hiver.
Le comportement de ce vortex a des conséquences au-delà du cercle polaire et peut influencer la température de l'hémisphère nord. Quand il s'affaiblit, de l'air extrêmement froid peut descendre vers le sud et faire chuter le mercure en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.
Ce qui est étonnant cette année, c'est la précocité du phénomène. C'est seulement la quatrième fois depuis les années 1950 que l'on observe une perturbation dès novembre. En 1958, en 1968 et en 2025, ce phénomène avait été constaté le 28 novembre. C'est donc la première fois que cela arrive aussi tôt.
El Niño soupçonné
A ce stade, les scientifiques ne peuvent pas l'expliquer de manière certaine. Une possible explication serait « l'amplitude d'El Niño dans le Pacifique », avance auprès de l'AFP, Grahame Madge, porte-parole du Met Office britannique. El Niño, c'est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Il correspond au réchauffement des eaux de surface du centre et de l'est de l'océan Pacifique équatorial. Très loin de l'Arctique donc, mais ce phénomène naturel a des répercussions un peu partout dans le monde, car ce réchauffement des eaux modifie les régimes de vents, la pression et les précipitations à l'échelle du globe.
Conséquences très incertaines
Potentiel responsable, El Niño pourrait tout de même limiter les conséquences de l'affaiblissement du vortex. Il a en effet tendance à réchauffer les hivers de l'hémisphère nord.
Par ailleurs, du fait de cette précocité, l'effet de la perturbation du vortex stratosphérique pourrait aussi être moins marqué. La température des régions d'où viennent les masses d'air déplacées, comme la Sibérie ou l'Arctique, n'est pas aussi basse en novembre qu'en février.
Mais, à ce stade les conséquences restent très très incertaines. « Elles dépendront de la façon dont la perturbation va évoluer », assure Météo France à l'AFP.
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Source: RFI · Pauline Gleize, RFI avec AFP
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