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Par Ronan Planchon

Publié le 04/11/2026 à 18h13, mis à jour le 04/11/2026 à 18h14

« En Amérique, le « populisme » de droite et le « socialisme » de gauche apparaissent parfois comme deux mots différents pour critiquer les inégalités, et les électeurs américains peuvent facilement être convaincus par l’un comme par l’autre. » Jeenah Moon / REUTERS

ENTRETIEN - Pour le journaliste américain, les élections de mi-mandats, qui ont permis aux démocrates de l’emporter même dans des États traditionnellement acquis à Donald Trump, montrent moins un basculement des électeurs blancs et ruraux qu’un vote protestataire contre le bilan du président.

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Christopher Caldwell est un journaliste américain, éditeur à la Claremont Review of Books, contributeur au New York Times et membre du comité de rédaction de la revue Commentaire. Ancien éditeur au Weekly Standard et chroniqueur au Financial Times, il a notamment publié Une révolution sous nos yeux et le best-seller The Age of Entitlement : America since the Sixties.


LE FIGARO. – Comment interpréter le raz-de-marée démocrate lors des midterms ? Les bonnes performances de candidats démocrates ayant placé le socialisme économique au cœur de leur programme signent-elles un retour de la pensée socialiste outre-Atlantique ? 

Christopher CALDWELL. – Des choses tout aussi étonnantes se sont produites dans la nuit de mardi à mercredi. Sept, peut-être huit, des sénateurs nouvellement élus viennent d’États que Trump a remportés trois fois. L’Amérique oubliée a décidé qu’elle ne pouvait pas faire confiance à Trump pour défendre ses intérêts. Cela ne signifie pas nécessairement que les…

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Source: Le Figaro · Ronan Planchon

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