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Chronique
Eric Albert
La présidente de la BCE quittera son poste en février 2027, huit mois avant la fin de son mandat, pour retrouver sa « liberté d’expression ». Jusqu’à être candidate à l’Elysée ? s’interroge Eric Albert, dans sa chronique au « Monde ».
Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 3 min.
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Christine Lagarde a choisi d’évacuer le sujet en trois minutes, laissant volontairement ouvertes toutes les spéculations quant à ses ambitions futures. Jeudi 29 octobre, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a attendu la fin de sa conférence de presse pour répondre à la question répétée des journalistes : pourquoi a-t-elle choisi d’anticiper son départ ? Plus tôt dans la journée, elle avait annoncé qu’elle quitterait son poste le 7 février 2027 au lieu d’aller au bout de son mandat, prévu à la fin du mois d’octobre.
Sa réponse, où chaque mot était pesé au trébuchet, laisse libre cours à de multiples interprétations. « Je veux avoir la liberté de parole, la liberté d’expression et la liberté de m’engager sur des sujets qui ne relèvent pas de la politique monétaire », a-t-elle affirmé. Elle souhaite s’affranchir de son « obligation de neutralité ». Dans sa déclaration, elle a pris soin de ne pas mentionner la France, mais il ne fait aucun doute qu’elle a la campagne présidentielle à l’esprit. Elle entend y jouer un rôle, elle l’avait déjà dit par le passé.
Pour y faire quoi ? Soutenir un candidat ? Elle n’a pas répondu à la question, qui lui a pourtant été posée. Se présenter elle-même à l’élection présidentielle ? Jusqu’à présent, elle a toujours assuré qu’elle n’avait pas un tel objectif. « Ce ne serait pas du tout une bonne idée, glissait-elle à La Croix, le 30 septembre. Ce n’est pas le même métier. Il y a d’abord une question de vitalité, d’énergie, de force. Il y a aussi un sens du sacrifice inéluctable dans ce type d’engagement. Et j’ai 70 ans… »
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Source: Le Monde · Eric Albert
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