Par Pierrick Levirois

Publié le 29/10/2026 à 17h07, mis à jour le 29/10/2026 à 17h09

Le chèque énergie permet de se fournir en bois de chauffage. Saif - stock.adobe.com

Si le chèque énergie bois exceptionnel a été supprimé en 2024, il existe toujours le chèque classique permettant de se chauffer à moindre coût. Pour éviter tout possible refus d’un professionnel du bois, vous pouvez utiliser un annuaire mis en ligne par le gouvernement.

Passer la publicité Passer la publicité

Alors que l’on entre de plain-pied dans la saison froide, de nombreux foyers commencent à allumer le chauffage. Dans une habitation sur dix, le mode de chauffage principal est le bois et ce chiffre grimpe à un sur quatre si l’on comptabilise les chauffages d’appoint. Autant dire que de nombreux ménages ont déjà (ou sont en train) de se fournir en stères de bois.

Si le prix des stères est plutôt stable cette année, il n’a fait qu’augmenter au fil du temps et s’avère assez lourd dans le portefeuille des Français. Afin d’alléger cette dépense, de nombreux dispositifs existent. On pense d’abord à l’affouage et aux stères à prix réduit, des systèmes mis en place par de nombreuses communes forestières encore cet automne. Il existe aussi des aides de l’État pour installer des poêles à bois ou à granulés (MaPrimeRénov’ ou encore «Coup de pouce chauffage»).

Passer la publicité

Le chèque énergie pour payer les stères

L’une de ces aides concerne directement l’acquisition de bois de chauffage. Il s’agit du chèque énergie. Certes, le chèque énergie spécifique bois n’a duré qu’entre 2022 et 2024, mais le chèque énergie classique est quant à lui toujours distribué chaque année aux foyers qui sont éligibles (environ 4,5 millions en 2026). La plupart des bénéficiaires ont reçu leur chèque aux alentours du mois d’avril.

Le montant de ce chèque oscille entre 48 et 277 euros par foyer, selon un barème précis (revenu fiscal de référence et unités de consommation). S’il peut être utilisé pour régler les factures de gaz ou d’électricité, il peut aussi servir à régler les dépenses liées au bois. Tous les vendeurs de bois identifiés comme tels sont censés accepter une demande de paiement via le chèque énergie. Cependant, il peut arriver d’essuyer un refus. Pour éviter que le cas se présente, il suffit d’anticiper sa démarche.

Prévenir un refus de paiement en chèque énergie

Le ministère de la Transition écologique a dû répondre à une question posée par une députée (Danielle Brulebois) et publiée au Journal officiel  en 2019 : que faire face aux professionnels qui refusent d’encaisser les chèques énergie pour le paiement de bois de chauffage ? La réponse du gouvernement est claire : «Les dépenses de bois étant au nombre des dépenses éligibles, les vendeurs de bois [inscrits au dispositif] sont tenus d’accepter le chèque énergie comme mode de paiement. Toute infraction à cette règle peut être signalée à l’assistance utilisateurs chèque énergie, et faire l’objet de sanctions administratives.» Cette obligation figure dans l’article L. 124-1 du code de l’énergie.

Insistons : ce sont les vendeurs «acceptants», c’est-à-dire ceux qui sont inscrits au dispositif, qui n’ont pas le droit de refuser votre paiement. Mais tous les vendeurs ne sont pas «acceptants». 

Pour éviter tout refus, il est donc conseillé de consulter l’annuaire des professionnels mis en ligne par le gouvernement. Cet outil recense l’intégralité des vendeurs de bois qui acceptent le dispositif «chèque énergie» et qui sont donc tenus par l’obligation évoquée. Si toutefois l’un des vendeurs inscrits au dispositif vous oppose un refus (et contrevient à la loi), vous pouvez vous tourner vers les services d’assistance du ministère.

Source: Le Figaro · Pierrick Levirois

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira