Par Stanislas Poyet, Envoyé spécial à Acre (Israël)
Publié le 23/10/2026 à 20h11
REPORTAGE – Dans la ville mixte du nord d’Israël, les militants font campagne pour chasser Benyamin Netanyahou du pouvoir. Ils se heurtent au désenchantement d’habitants qui doutent que les urnes puissent améliorer leur quotidien.
Ahmed Tibi arpente les ruelles pavées de la vieille ville d’Acre. À la manière des hommes politiques chevronnés, le député sortant, qui brigue un nouveau mandat sur la Liste commune, serre les mains, sourit aux uns et aux autres, accepte les selfies. « Nous sommes là pour dire aux Palestiniens d’aller voter pour cette élection cruciale, clame-t-il. Nous voulons mettre dehors ce gouvernement fasciste et criminel. Si les Arabes vont voter, Benyamin Netanyahou et Bezalel Smotrich seront bientôt dehors », ajoute-t-il.
Depuis le 7 Octobre et l’attaque du Hamas, les touristes ont déserté la vieille ville. Ses ruelles sont calmes, presque tristes, ce lundi matin. Sur les remparts de la citadelle croisée, une large affiche de campagne aligne les dirigeants de la Liste arabe unie. Pour Ahmed, qui tient un restaurant pour touristes en face, la perspective de voir l’actuel gouvernement reconduit est un cauchemar. « Ces gens-là détestent les Palestiniens : Netanyahou a fait venir Ben Gvir et Smotrich, deux ministres ouvertement racistes », éructe-t-il.
Le gouvernement est en mauvaise posture. On ne pourra le renverser que si on se mobilise
Ashraf Amer, conseiller municipal de Saint-Jean d’Acre
Saint-Jean d’Acre…
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Source: Le Figaro · Stanislas Poyet
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