Face à la difficulté de réformer le système actuel par répartition, plusieurs candidats à la présidentielle, d’Édouard Philippe à Marine Le Pen, présentent le passage à la capitalisation comme le remède miracle. Mais la transition s’annonce ardue.
De tabou à remède miracle. À l’occasion de la campagne présidentielle 2027, la retraite par capitalisation fait une irruption remarquée dans le débat public. À droite de l’échiquier politique, tous les partis l’ont intégrée dans leur programme. Plus surprenant, l’idée commence à infuser à gauche. Notamment au sein du PS, où certaines figures, telles que Jérôme Guedj ou François Hollande, y sont favorables.
La raison de cette soudaine hausse de popularité est à chercher dans l’inquiétante dérive financière du système des retraites actuel. La tendance est à ce point alarmante qu’aucun candidat ne peut plus passer le sujet sous silence. Problème, les pistes de réformes traditionnelles sont toutes de nature à faire fuir les électeurs : Emmanuel Macron paie encore chèrement sa réforme de 2023 repoussant l’âge de départ de 62 à 64 ans, finalement suspendue. Et l’ancien premier ministre Michel Barnier a été renversé pour avoir voulu sous-indexer les pensions de retraite.
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Source: Le Figaro · Thomas Engrand
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