Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Le fond des océans fait l’objet d’une inédite compétition militaire. La multiplication de réseaux de capteurs à des fins de surveillance ou d’espionnage risque de bouleverser les tactiques navales, explique l’ancien commandant de sous-marins nucléaires dans un entretien au « Monde ».
Article réservé aux abonnés
Le salon Euronaval doit avoir lieu à Paris du mardi 3 au vendredi 6 novembre. Le contre-amiral Cédric Chetaille, ancien commandant de sous-marins nucléaires et coauteur d’Abysses. La guerre qui vient (Allary Editions, 256 pages, 21,90 euros), décrypte le virage militaire en cours dans le domaine naval à la suite de nombreuses innovations technologiques. Celles-ci permettent désormais à la Russie de s’attaquer à des infrastructures sous-marines ou à la Chine de menacer l’accès à certaines zones en Indo-Pacifique, mais les Occidentaux ne sont pas en reste.
Dans votre livre, vous décrivez une nouvelle course aux armements dans le silence des abysses. Pourquoi ?
Comme lors de la guerre froide avec la conquête spatiale, nous assistons à une forme de nouvelle « guerre des étoiles » sous-marine. Il y a aujourd’hui une ruée vers les abysses par le développement de technologies très coûteuses à fort impact stratégique. Cet engouement est lié au fait que les fonds marins constituent l’un des derniers espaces physiques échappant à la transparence totale. Dès 80 mètres de profondeur, observer les mouvements et attribuer un acte malveillant avec certitude relève du défi absolu. Cela favorise les actions d’intimidation.
Il vous reste 85.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source: Le Monde · Elise Vincent
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira