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«S’il devait y avoir des heurts, ce sont les commerçants qui seraient jugés coupables, pas les casseurs. C’est fou, mais c’est comme ça», déplore Thierry Véron. REUTERS / Stephanie Lecocq

ENTRETIEN - À la veille de «l’acte II» de la mobilisation, samedi 24 octobre, les commerçants se préparent au pire. Face à l’impuissance de l’État, certains sont tentés de se faire justice eux-mêmes, prévient Thierry Véron, président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens (Facap).

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Une fois, mais pas deux. Une semaine après les violences des 17 et 18 octobre - 450 enseignes endommagées, dont 228 pillées dans la capitale, selon la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris - le traumatisme des commerçants parisiens est encore vivace. «L’acte II» de la mobilisation, samedi 24 octobre, donnera-t-il lieu à une nouvelle vague de pillages et de dégradations ? Partagés entre colère et résignation face à un sentiment d’abandon de la part de l’État, ils se préparent au pire. Au point que certains, à bout, seraient tentés de se faire justice eux-mêmes, met en garde Thierry Véron, président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens (Facap).

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Source: Le Figaro · Jean Kedroff

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