ENQUÊTE - La brigade anticriminalité de nuit d’Aix-en-Provence traque sans relâche les télépilotes qui ravitaillent les détenus en colis par drone. Ces livreurs, souvent mineurs, sont interpellés presque chaque soir. Le Figaro a embarqué avec ces policiers au flair redoutable.
Tapi dans l’ombre de la prison de Luynes, l’équipage de la brigade anti-criminalité de nuit (BAC N) d’Aix-en-Provence veille au grain. Ce mercredi soir, comme à l’accoutumée, ces policiers d’expérience guettent les allées et venues de chaque véhicule suspect dans l’espoir d’accrocher des narco-dronistes. «Ce sont souvent des femmes qui les transportent au point de départ», souffle le brigadier-chef sans lâcher la route du regard.
L’œil des agents est concentré sur une Twingo noire blottie dans leur sillage. Soudain, le véhicule tourne brusquement à droite, comme pour les semer. Les policiers font demi-tour et prennent en chasse l’automobile, qui s’engage le long de l’autoroute A51 en direction de Marseille. «Elles viennent sûrement de déposer quelqu’un», souffle l’un des gardiens de la paix en actionnant le gyrophare. La Twingo est contrainte de s’arrêter. À l’intérieur se trouvent deux jeunes filles, dont l’une est mineure. Elles peinent à justifier leur conduite erratique.
Rien dans l’habitacle…
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Source: Le Figaro · Nicolas Farmine
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