DÉCRYPTAGE - Entre un calendrier serré et des risques d’inconstitutionnalité, l’avenir de ce texte soutenu par le gouvernement reste semé d’embûches.
Le pouvoir exécutif l’a érigé en réponse de fermeté après les émeutes du 17 octobre et se satisfait de son durcissement au Sénat. Mais rien ne garantit pour autant l’adoption avant la présidentielle de la loi dite « casseurs-payeurs ». Calendrier serré, vive opposition de la gauche, risques inconstitutionnels : de nombreux obstacles se dressent sur le chemin parlementaire de ce projet de loi porté par le premier ministre, Sébastien Lecornu, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Sous le feu des critiques quant au maintien de l’ordre, le locataire de la Place Beauvau a répété devant la représentation nationale la pertinence et la priorité de ce texte qui vise à sanctionner, en nombre et en groupe, des personnes participants de près ou d’un peu plus loin à une scène de casse ou d’affrontement avec la police. Le gouvernement avait présenté cette loi après les violences urbaines survenues en marge des célébrations du second sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions…
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Source: Le Figaro · Lucas Hélin
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