Par Le Figaro avec AFP
Publié le 22/10/2026 à 14h53
Rachid H., 40 ans et écroué depuis le 28 novembre 2025, avait demandé aux juges d’instruction chargés des investigations sa remise en liberté qui lui avait été refusée.
Passer la publicité Passer la publicitéLa cour d'appel de Paris a décidé mercredi 22 octobre du maintien en détention provisoire d'un membre présumé du commando du casse du Louvre, qui ferraillait pour être relâché, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
Rachid H., 40 ans et écroué depuis le 28 novembre 2025, avait demandé aux juges d'instruction chargés des investigations sa remise en liberté qui lui avait été refusée. Il avait ensuite saisi la chambre de l'instruction. Une audience s'y est tenue à huis clos mercredi.
Les aveux des premiers arrêtés
Le 19 octobre 2025, des cambrioleurs, munis d'un monte-charge de déménageurs et équipés de disqueuses, avaient dérobé un dimanche matin des joyaux de la Couronne, estimés à 88 millions d'euros. Deux premiers suspects avaient été arrêtés le 25 octobre pour ce cambriolage qui a fait la Une en France et à l'étranger.
Il s'agit d'Abdoulaye N., chauffeur de taxi sans licence, déjà condamné pour vols aggravés, baptisé «Doudou Cross Bitume» sur internet pour son aisance à moto-cross. Et de Ghemlamallah A., un Algérien sans emploi, condamné essentiellement pour avoir conduit sans permis. En garde à vue, les deux trentenaires avaient avoué leur participation.*
Potentiel complice
Sept mois plus tard, leurs nouvelles déclarations ont créé une ligne de fracture dans l'enquête: ils ont assuré aux juges que les deux autres membres présumés du commando, arrêtés après eux, dont Rachid H., n'avaient rien à voir avec ce vol spectaculaire. Ils ont aussi assuré que le donneur d'ordre, qu'ils décrivent différemment, avait participé au casse, et n'avait pas encore été arrêté. Rachid H. est notamment soupçonné d'avoir donné les clefs du parking à Aubervilliers, d'où les enquêteurs perdent ensuite la trace des bijoux.
Rachid H. plaide l'ignorance. En janvier, il a affirmé, dans son interrogatoire dont l'AFP a eu connaissance, avoir «passé» les clefs, après avoir été réveillé par «deux personnes» qu'ils connaissaient d'Aubervilliers et qui le «sifflaient» depuis la rue pour garer un scooter. Sa défense a relevé que les empreintes génétiques de son client n'avaient été retrouvées «ni sur le camion-nacelle» ayant servi au casse, «ni sur le parking», selon une source proche du dossier. Contacté, son avocat, Fabien Arakelian, n'a pas souhaité commenter.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira