Jeudi matin, le bilan de l'accident est monté à 68 morts et 108 blessés. Les habitants de Urda, un petit village à 150 kilomètres de Madrid, s'organisent pour venir en aide aux rescapés.

Radio France

Publié le 29/10/2026 07:18

Temps de lecture : 1min

Une volontaire de la Croix-Rouge prenant dans ses bras une proche d'un disparu de l'accident de train mortel à Urda en Espagne le 28 octobre 2026. (OSCAR DEL POZO / AFP)
Une volontaire de la Croix-Rouge prenant dans ses bras une proche d'un disparu de l'accident de train mortel à Urda en Espagne le 28 octobre 2026. (OSCAR DEL POZO / AFP)

Mercredi 28 octobre, deux trains sont entrés en collision en Espagne. L'accident a fait 68 morts mais le bilan ne cesse de s'alourdir. Depuis, l'émotion et l'incrédulité se sont emparées de tout le pays. La même tragédie se répète neuf mois après l'accident d'Adamuz qui avait fait 46 morts en janvier 2026. Cette fois c'est un train à grande vitesse AVE de la compagnie nationale Renfe qui a embouti un autre train, un Iryio de Trenitalia, par l'arrière. Le petit village d'Urda, proche des lieux de l'accident, dans la province de Tolède à 150 kilomètres au sud de Madrid, est sous le choc.

Alejo faisait son tour à vélo comme tous les matins dans les collines autour d'Urda lorsqu'il a entendu une déflagration. "La première chose que j'ai vue, ce sont les deux trains qui étaient rentrés l'un dans l'autre. À quatre ou cinq endroits, il y avait de la fumée", raconte Alejandro.

"Les gens sortaient des trains, certains avaient du sang sur le t-shirt, sur le visage et sur les bras."

Alejandro, témoin de l'accident de train d'Urda

à franceinfo

Tanguy et son père font partie des rescapés. Ils étaient dans un wagon à l'avant de l'Iryo. "On était les premiers sortis, derrière nous c'était un désastre, un désastre total, dit-il. Il y avait des blessés et des morts." Le jeune Franco-Espagnol n'a lui que quelques égratignures. Il est alors ramené dans le gymnase du village où l'attendent de nombreux habitants comme Yolanda. "Aujourd'hui, je fais de tout. J'ai transporté des blessés, j'ai amené de la nourriture, j'ai consolé des familles de victimes. C'est la désolation. Il y avait des pleurs, les gens étaient stressés, mais on a fait ce qu'il fallait faire", indique-t-elle.

Lourdes et son mari sont aussi venus prêter main-forte. À la fin de la journée, ils sont partagés. "Les gens sont émus d'un côté et de l'autre ils sont indignés que deux accidents se produisent d'affilée sans que personne n'assume la responsabilité, dit Lourdes. Au final, les perdants sont les morts et les familles", regrette-t-elle. Des familles dont certaines sont encore sans nouvelles de leurs proches. Les fouilles continuent dans les carcasses des deux trains.

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