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Par Alain Barluet, correspondant à Moscou

Publié le 30/10/2026 à 20h05

L’avis d’expulsion de Novaïa Gazeta de ses locaux historiques, tombé il y a quelques jours, s’apparentait à une mise à mort. TATYANA MAKEYEVA / AFP

RÉCIT - Le journal, ultime représentant de la presse indépendante en Russie, et qui s’était ouvertement opposé à l’offensive russe contre l’Ukraine, a annoncé vendredi sa fermeture sous la pression des autorités.

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Le couperet est tombé sur Novaïa Gazeta , le dernier bastion de la presse indépendante en Russie. Après plus de trente ans d’existence, le journal, soutenu à l’origine par Mikhaïl Gorbatchev et rendu célèbre par ses enquêtes sur les violences étatiques, la corruption et la défense des droits humains, a annoncé sa liquidation forcée, sous la pression des services fédéraux de sécurité (FSB) et du pouvoir dirigé par Vladimir Poutine.

En quatre mots, le titre de la lettre publiée par Sergueï Sokolov, le rédacteur en chef du journal, fait à la fois office d’acte de décès et de réquisitoire : « Ils nous ont tués. » « Le 9 novembre, nous éteindrons la lumière dans notre maison (…), nous éteindrons la lumière, nous couperons nos serveurs et nous partirons. Le journal n’existe plus. Les autorités russes et les services spéciaux russes ont contraint la rédaction à cesser ses activités », ajoute Sergueï Sokolov dans la lettre publiée sur le site internet de « NG », les initiales…

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Source: Le Figaro · Alain Barluet

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