Par Le Figaro avec AFP
Publié le 08/11/2026 à 14h01
Le France et l’Europe peuvent encore se positionner dans la course à l’intelligence artificielle, estime le candidat Renaissance. «Dans cinq ans, il sera trop tard», met-il en garde.
Passer la publicité Passer la publicitéÀ cinq mois avant la présidentielle, le débat national passe-t-il à côté de l’enjeu phare de notre époque ? Gabriel Attal a jugé dimanche «sidérant» le peu de place selon lui accordé à l’intelligence artificielle dans la campagne présidentielle, y voyant «la clé» pour «gagner en productivité» et «faire monter le salaire des Français». «Ce sujet passe totalement au second plan et c'est totalement sidérant. Moi, je ne comprends pas. C'est comme si au moment de l'invention de l'électricité il y avait une campagne présidentielle et qu'on n'avait pas débattu de l'électricité», a expliqué le candidat Renaissance aux Rencontres de l'avenir de Saint-Raphaël (Var).
«Il y a deux batailles aujourd'hui qui se jouent. Il y a la bataille pour avoir les meilleurs modèles, ce sont plutôt les Américains qui sont en train de la gagner. Et il y a la bataille pour avoir la plus grande diffusion de l'IA dans la société dans l'économie, c'est plutôt les Chinois qui sont très en avance», a exposé Gabriel Attal. Ce second volet est «essentiel, parce que c'est ce qui nous permettra de gagner en productivité et donc de faire monter les salaires des Français. Pour moi, la clé est là», a développé l'ancien premier ministre.
«Crédit d’impôt productivité»
Il a rappelé ses propositions d'instaurer «un crédit d'impôt productivité» pour permettre de financer «l'adoption de solutions IA» dans les entreprises, et de «former 20 millions de Français en trois ans». Sur les modèles, «je pense qu'il n'est pas trop tard mais je pense que dans cinq ans, il sera trop tard». Et «si je suis candidat, c'est parce que je pense qu'il y a des éléments essentiels qui se jouent dans cette élection. Si on ne prend pas le bon virage, notamment sur le sujet d'innovation, d'intelligence artificielle, dans cinq ans, ce sera trop tard. On sera colonisés par les Américains et les Chinois. Et certains disent “c'est pas très grave, on aura accès à leurs modèles et on pourra les utiliser”, mais ils vont nous racketter», a développé Gabriel Attal.
«Il faut prendre des décisions assez radicales et (...) si on veut réussir, c'est notamment au niveau européen qu'on y arrivera», a-t-il dit, rappelant sa volonté de créer des «États-Unis d'Europe» pour «qu'un cercle restreint de pays européens se lance pour créer une vraie fédération économique, technologique et écologique».
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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