Au Burkina Faso, des étudiants burkinabè ayant obtenu leur baccalauréat en Côte d'Ivoire critiquent les universités de leur pays. C'est ce que l'on peut voir dans des vidéos qui font des milliers de vues sur les réseaux sociaux. Arrivés il y a un mois pour commencer leurs études dans leur pays d’origine, certains affirment regretter d’être venus étudier au Burkina Faso. Ces vidéos arrivent dans un contexte où le gouvernement burkinabè tente de limiter fortement les jeunes à s'expatrier pour étudier.
Publié le : 08/11/2026 - 07:56Modifié le : 08/11/2026 - 08:03
2 min Temps de lecture
Dans de courtes vidéos, ces étudiants s'insurgent contre des universités surchargées, un accès au campus difficile. Ou encore des restaurants universitaires trop éloignés du campus.
Comme en témoignent sur TikTok ces jeunes étudiants de l'université Thomas-Sankara à Ouagadougou : « Aujourd'hui, j'ai décidé de vous montrer ce que nous, on vit à l'UTS. Vraiment, ce n'est pas facile, ce n'est pas facile. Il faut être à l'UTS pour comprendre. Si on t'a expliqué, tu ne vas pas comprendre. Il faut passer toi-même, tu vas comprendre », dit celle-ci. « Il n'y a pas la place pour suivre les cours», signale encore cet autre. « Voilà, je suis venue depuis ce matin, je suis là, il n'y a même pas la place, donc j'étais obligée de sortir, venir m'asseoir ici », lance cette dernière.
« Des égarés »
En réponse à ces vidéos devenues virales, le Pr Adjima Thiombiano, ministre de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, a réagi fermement dans une prise de parole diffusée sur la télévision privée BF1 : « Il y a de cela quelques jours, quelques semaines. Des égarés qui ont donc tenu des propos. Je ne vais pas rentrer dans les détails, il n'y aura aucune chance à qui que ce soit, d'où qu'ils viennent, de venir perturber notre système éducatif. Si le Burkina ne leur convient pas, qu'ils repartent d'où ils viennent. »
Depuis plusieurs mois, le gouvernement d’Ibrahim Traoré affirme lutter contre le « pillage des intelligences africaines ». Pour interrompre cette « fuite des cerveaux », les étudiants burkinabè attendent des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail à l'université.
Source: RFI
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira