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Dans un hémicycle quasiment déserté par les soutiens du gouvernement, les députés ont rejeté la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le parcours du texte n’est pas terminé et le gouvernement espère encore trouver une voie de passage, en le liant au budget de l’Etat.

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Le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 20 octobre 2026.

Quand un ministre ne peut compter sur une majorité solide à l’Assemblée nationale, il ne lui reste plus que les mots. En conclusion des débats sur la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, vendredi 23 octobre, le ministre des comptes publics, David Amiel, était amer : « Le budget de la France, ce n’est pas un jeu vidéo. On ne peut pas avoir d’un côté des taux d’intérêt qui flambent, et voir l’Assemblée s’enfermer dans une quatrième dimension, où les milliards pleuvent à flots ».

Pour le gouvernement, cette semaine de débat sur les recettes de la Sécurité sociale a été un long calvaire. Sur les 18 articles initiaux, 15 ont été supprimés par les députés, dont la prorogation de la taxe des organismes complémentaires (1,1 milliard d’euros de recettes attendues), l’extension de la taxe sur les produits sucrés (300 millions) ou la diminution des allégements (3,7 milliards).

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Source: Le Monde · Pierre Januel

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