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Excédés par les nouvelles baisses de dotation de l’Etat à leurs communes prévues dans le projet de loi de finances pour 2027, 119 élus ont écrit au premier ministre et se disent prêts à « rendre les clés » de leurs mairies.

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Le président de la République, Emmanuel Macron, et le maire de Marseille, Benoît Payan, dans l’hôtel de ville, après qu’il a été vandalisé, à Marseille, le 26 octobre 2026.

Les quelque 1,5 million d’électeurs des Bouches-du-Rhône vont-ils être privés du scrutin présidentiel au printemps 2027 ? C’est la menace, plus symbolique que réelle, qu’agitent les 119 maires des communes du département pour faire entendre leur courroux au gouvernement. La colère de ces élus n’est pas nouvelle et tourne encore et toujours autour du même sujet : la baisse des attributions financières de l’Etat aux collectivités locales et la ponction de ce même Etat dans les budgets de leurs collectivités.

Dans un courrier adressé au premier ministre, Sébastien Lecornu, et au ministre de l’économie, Roland Lescure, le 15 octobre, révélé par La Provence et que Le Monde a pu consulter, les maires énumèrent une série de mesures « non violentes » qu’ils se disent forcés de mettre en place si le projet de loi de finances pour 2027 est validé : « Fermer des services publics », « ajourner les recensements », « déposer des questions constitutionnelles », « organiser des référendums d’initiatives locales » et, donc, « refuser d’organiser l’élection présidentielle » dont les deux tours doivent se tenir en avril et mai 2027. Avec, comme solution extrême, celle de remettre les clés des mairies au préfet des Bouches-du-Rhône.

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Source: Le Monde · Gilles Rof

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Politics
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