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Le gouvernement a annoncé, mercredi 4 novembre, l’annulation de crédits pour 3,8 milliards d’euros. Mais il prévoit en parallèle 3,7 milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Au total, le déficit risque d’atteindre 5,4 % du PIB, selon Bercy. Davantage, redoutent les experts.

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Le premier ministre, Sébastien Lecornu (au centre), au banc du gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 20 octobre 2026.

Quelle sera l’ampleur du dérapage budgétaire en 2026 ? Le gouvernement a maintenu, mercredi 4 novembre, sa prévision annoncée durant l’été d’un déficit public représentant 5,4 % du produit intérieur brut (PIB). Le chiffre figure dans le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) validé par le conseil des ministres, et transmis au Parlement. Il officialise une forte dégradation par rapport aux 4,7 % visés initialement et aux 5 % prévus dans la loi de finances, et s’éloigne considérablement du maximum de 3 % prévu par les règles européennes. Le gouvernement de Sébastien Lecornu pourrait cependant faire preuve d’optimisme, une fois de plus.

« Déjà soumise à des risques il y a quelques semaines », la prévision de Matignon et Bercy « est fragilisée par les évolutions récentes et les dernières informations », estime le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) dans son avis rendu mercredi sur le projet de loi. Au lieu de rebondir comme espéré, l’activité économique a légèrement fléchi au troisième trimestre, tandis que la hausse du pétrole alimentait une inflation vigoureuse.

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Source: Le Monde · Denis Cosnard, Bastien Scordia

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Politics
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