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Le ministre de l’éducation nationale doit présenter, lundi 26 octobre, les mesures censées répondre aux revendications du mouvement lycéen, un mois après le début de la crise entre l’exécutif et la jeunesse, la plus aiguë depuis vingt ans.

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Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, dans son bureau, à Paris, le 20 octobre 2026.

De Jean-Michel Blanquer, à Nicole Belloubet, en passant par Pap Ndiaye, Gabriel Attal et Amélie Oudéa-Castera, Edouard Geffray aura dirigé dans l’ombre cinq ans durant (2019-2024) le ministère de l’éducation nationale, à la tête de la Direction générale de l’enseignement scolaire, incarnant une forme de stabilité alors que les ministres valsaient. Promu Rue de Grenelle il y a un an, ce haut fonctionnaire de 48 ans se retrouve comptable d’un bilan contesté alors qu’a surgi, à la mi-septembre, la crise lycéenne la plus aiguë depuis la réforme avortée, en 2006, du contrat premier embauche.

Plus d’un mois après les premiers blocus, Edouard Geffray tient son diagnostic. Les principales revendications (la suppression de Parcoursup, le manque d’enseignants, la rénovation du bâti scolaire) sont « très égalitaires » – et traduisent un besoin de « fraternité républicaine » au sein de la génération Covid. « Chacun des problèmes soulevés par les lycéens peut être rattaché à l’une des grandes angoisses actuelles des jeunes [climat, intelligence artificielle, extrême droite], dit-il au Monde. Nous vivons une bascule qui nous fait sortir de l’époque contemporaine. »

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Source: Le Monde · Mariama Darame, Sylvie Lecherbonnier, Nathalie Segaunes

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Politics
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