Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Durement pénalisée par ce fichage du GAFI depuis 2024, la Principauté a entrepris une série de réformes à marche forcée pour prouver qu’elle est capable de lutter efficacement contre les fonds illicites.

Article réservé aux abonnés

La principauté de Monaco, le 28 novembre 2019.

C’était l’objectif numéro un de la Principauté, la grande affaire du prince Albert II et de son gouvernement, l’obsession de toute la place financière. Il a été atteint vendredi 30 octobre quand, en fin d’après-midi, le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé la sortie de Monaco de la « liste grise » des pays à risque de blanchiment de capitaux – ces Etats ou territoires placés sous surveillance renforcée pour leurs défaillances en matière de lutte contre les fonds illicites. Un retour en grâce pour la cité-Etat de la Côte d’Azur, qui revendique une densité de millionnaires parmi les plus élevées d’Europe. La Bulgarie, la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo sortent également de la liste.

En juin 2024, la décision du GAFI de ficher Monaco avait porté un coup dur à la réputation et aux affaires du Rocher, déjà ébranlé par une série de scandales financiers. L’organisation intergouvernementale du G7 contre le blanchiment et le financement du terrorisme adressait un signal négatif aux investisseurs étrangers, obligeant les banques et les organismes financiers internationaux à appliquer des contrôles plus stricts sur toutes les transactions avec la cité-Etat. Pour les institutions monégasques, c’était devenu le boulet dont il fallait se débarrasser.

Il vous reste 81.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Anne Michel

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira