Par Bertille Bayart

Publié le 20/10/2026 à 20h16, mis à jour le 21/10/2026 à 11h05

Bertille Bayart. Jean-Christophe MARMARA

CHRONIQUE - Les événements du 17 octobre ont donné l’image d’un pays bloqué, incapable d’engager une politique de rigueur budgétaire. Les investisseurs redoutent que l’élection présidentielle n’arrive trop tard, ou ne change rien.

« Le monde nous regarde », a déclaré sur Bloomberg le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure. C’était le vendredi 16 octobre. Le samedi 17, en effet, le monde a regardé la France. Effaré. Le lundi 19, la sanction financière est tombée, plus vite que les sanctions pénales pour les casseurs : les taux à dix ans des titres de dette français ont bondi à 4,94 %. L’écart avec l’Allemagne s’est creusé comme jamais depuis mars 2025 en une seule journée. Mardi, il a franchi la barre des 150 points de base, c’est-à-dire que les taux allemands (3,46 %) sont maintenant de plus de 1,5 % inférieurs aux nôtres. L’écart avec le Portugal frôle les 100 points de base, en faveur de nos voisins du sud. L’humiliation est totale. La trêve, qui s’était installée depuis une quinzaine de jours après un mois de septembre noir sur le front obligataire, est terminée.

Le monde nous regarde mais l’Assemblée nationale n’en a cure. Les agences financières internationales font des titres sur ses…

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Source: Le Figaro · Bertille Bayart

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