Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

L’étude du comparateur de tarifs bancaires Panorabanques dévoilée en exclusivité par « Le Monde » fait le point sur le coût du découvert, dont les règles évoluent à partir du 20 novembre.

Article réservé aux abonnés

Quelque 31 % des Français se retrouvent plus souvent à découvert qu’il y a un an, d’après l’étude d’octobre du comparateur de tarifs bancaires Panorabanques sur le découvert, le pouvoir d’achat et l’inflation, dévoilée en exclusivité par Le Monde jeudi 22 octobre. Ils citent l’inflation comme premier responsable de leurs dérapages budgétaires. « D’après notre enquête, 43 % des Français sont à découvert au moins une fois par an, et 18 % tous les mois », note Anna Meylacq, porte-parole de Panorabanques.

Les consommateurs dans le rouge règlent des frais importants, dont les règles évolueront à partir du 20 novembre. Les découverts de moins de 200 euros et de moins d’un mois entreront alors dans le champ de la réglementation européenne sur le crédit à la consommation. Ils représentent la majorité des cas, puisque 65 % des Français à découvert le sont pour un montant inférieur à 200 euros, selon Panorabanques. « C’est une très bonne nouvelle pour le consommateur, car le coût de ces petits découverts sera désormais plafonné au taux de l’usure, ce qui n’était pas le cas auparavant », décrypte Juliette Woods, chargée de mission banque et assurance chez Que choisir ensemble.

Pour l’heure et jusqu’au 20 novembre, l’empilement des frais liés au découvert peut dans certains cas dépasser le taux de l’usure, fixé à 23,60 % depuis le 1er octobre pour les crédits de trésorerie inférieurs à 3 000 euros.

En cas de découvert autorisé, des frais de dossier ou de mise en place sont prévus dans 40 % des banques du marché, pour un montant moyen de 16,80 euros. Lorsque le compte bascule dans le rouge, le client règle des agios dont le taux est compris entre 7 % et 20,04 %, selon les établissements. Mais le vrai problème est ailleurs.

« Dans le bon sens »

En janvier, 46 banques, soit près de la moitié du marché, facturaient des frais minimums trimestriels compris entre 1,50 euro et 10 euros, avec une moyenne de 6 euros. Ces frais s’appliquent chaque trimestre, à la place des agios, lorsque ces derniers sont inférieurs au montant minimum fixé par la banque. Ainsi, un client à découvert de 350 euros pendant sept jours, avec un taux d’agios de 14 %, devrait normalement payer moins de 1 euro d’agios, d’après le calcul de Panorabanques. Mais, avec ces frais minimums, sa banque peut lui facturer 6 euros à la place. « C’est une pratique abusive à laquelle nous sommes fermement opposés », souligne Juliette Woods. L’entrée en vigueur de la réglementation européenne change la donne.

Il vous reste 35.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Agnès Lambert

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira