Des manifestants brisent les vitrines d’un magasin de la chaîne alimentaire française «Picard» en marge d’une manifestation le 17 octobre 2026. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

DÉCRYPTAGE - Cette traque numérique soulève des questions juridiques : peut-on mettre en évidence publiquement ces auteurs présumés d’infraction alors que les images ne sont pas authentifiées ?

Un adolescent en claquettes, une casquette à l’envers vissée sur sa chevelure blonde, transporte difficilement quatre boîtes de chaussures siglées du logo de la très tendance marque On. Une jeune femme, visiblement ravie, tient dans ses mains une dizaine de vêtements avec antivols, suspendus à des cintres. Un quadragénaire marche sur des débris de verre devant un magasin Decathlon les yeux rivés sur son butin : une paire de baskets noires. Ces images ciblant des pilleurs présumés du 17 octobre se répandent en masse sur les réseaux sociaux.

Depuis quelques jours, des internautes s’inventent justiciers en publiant des captures d’écran et des montages vidéos permettant d’identifier clairement les visages de ceux qu’ils accusent d’avoir volé. Et pour ajouter une touche d’ironie à cette traque numérique, certains accompagnent leurs publications de rires enregistrés ou de musiques moqueuses, comme «Toc Toc, qui c’est qui est là ?» de Patrick Sébastien ou de célèbres paroles de Georges…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 78% à découvrir.

Le Figaro célèbre ses 200 ans

Offre anniversaire : 2€/mois pendant 200 semaines

Déjà abonné ? Connectez-vous

Source: Le Figaro · Clara Hidalgo

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira