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A travers plus de 120 œuvres couvrant soixante-cinq ans de carrière, l’exposition démontre comment le peintre néerlandais utilisait le dessin pour chercher, corriger, détruire et se surprendre lui-même.

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« Woman I » (1950-1952), de Willem De Kooning.

A la fin de sa vie, Hokusai s’était rebaptisé « le vieillard fou de dessin ». La formule a pu également s’appliquer à Picasso, du moins la dernière période qui fut fort longue. Le Rijksmuseum Museum d’Amsterdam montre, après l’Art Institute of Chicago qui l’a dévoilé cet été, qu’elle vaut également pour Willem De Kooning (1904-1997), et qu’il fut vieux – ou fou, ou les deux – très tôt.

Une exposition presque exclusivement consacrée à son œuvre graphique – deux tableaux monumentaux de la série des « Women », Woman I (1950-1952) et Woman and Bicycle (1952-1953), sont accrochés pour l’occasion dans le parcours des collections, non loin de La Ronde de nuit de Rembrandt, et quelques sculptures sont installées dans le parcours de l’accrochage temporaire – fait exploser le mythe de l’expressionniste abstrait purement impulsif tel que le véhicule l’histoire de l’art depuis les années 1950.

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Source: Le Monde · Harry Bellet

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