Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Par Clément Martel

Publié aujourd’hui à 19h00

Article réservé aux abonnés

RécitCe sport emblématique des Etats-Unis sera célébré dimanche 25 octobre dans l’enceinte de Seine-Saint-Denis. Déjà, à la veille de la seconde guerre mondiale, une équipe de 24 joueurs avaient traversé l’Atlantique dans l’idée de l’importer dans le pays.

Il pleut sur le Parc des Princes. Des colosses casqués, bardés de protections de cuir, se ruent les uns sur les autres, sur la pelouse gorgée d’eau. Ils s’élancent, se percutent, s’agglomèrent en grappes boueuses ; puis se relèvent, se réunissent en cercle avant de remettre ça. Dans les tribunes de l’enceinte parisienne, ce 10 décembre 1938, le public français tergiverse. Où est la balle ? Et quand applaudir dans ce drôle de sport plein d’interruptions ? Ils sont plus de 20 000 curieux à avoir accouru, aguichés par les journaux qui, depuis quelques jours, annoncent l’arrivée de ces mastodontes venus d’outre-Atlantique.

« Le football américain fait ses débuts en France. C’est un jeu terrible, athlétique, spectaculaire », proclame ainsi Le Petit Parisien au matin du match. La foule déclenche finalement ses acclamations lors des étranges conciliabules, têtes baissées, que les joueurs tiennent après s’être entrechoqués. Le huddle, rituel tactique ordinaire aux Etats-Unis où l’on prépare l’action suivante, est devenu une attraction de ce « rugby américain » où, annonce L’Humanité, « presque tout est permis ».

Il vous reste 89.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Clément Martel

At a glance

Topic
Sports
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira