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L’archipel mélanésien doit affronter l’une des progressions du virus les plus rapides au monde à la suite de l’introduction de la métamphétamine, un produit aussi puissant qu’addictif, souvent consommé sans précautions d’hygiène.
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LETTRE D’OCÉANIE
Dans l’archipel mélanésien des Fidji, où les espaces communautaires constituent le cœur battant de la vie villageoise, les corps se détériorent en privé, à l’abri des maisons aux toits de tôle surplombées de cocotiers et d’arbres à pain. La question du VIH reste taboue dans ce paradis tropical du Pacifique Sud aujourd’hui confronté à l’une des progressions du virus les plus rapides au monde. Le nombre de nouvelles infections y a été multiplié par 12 entre 2010 et 2025. Face à cette épidémie hors de contrôle, le gouvernement a déclaré l’urgence nationale le 16 septembre.
« Cette décision reconnaît (…) la réponse urgente et coordonnée dont notre pays a désormais besoin », a déclaré, ce jour-là, le ministre de la santé, Atonio Lalabalavu. Derrière la flambée des cas se dissimule un autre fléau, celui des stupéfiants. La méthamphétamine, une drogue de synthèse aussi puissante qu’addictive, a commencé à se répandre dans la société pendant la pandémie de Covid-19. Jusqu’à s’infiltrer dans les zones les plus reculées de ce chapelet de 322 îles et toucher toutes les catégories socioprofessionnelles.
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Source: Le Monde · Isabelle Dellerba
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