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Après le vote négatif des sénateurs, lundi, les nationalistes ont annoncé se retirer du processus de Beauvau. Face au risque de blocage institutionnel et au réveil des tensions, le conseiller exécutif en charge de l’autonomie, Gilles Simeoni, a proposé la tenue d’un référendum.
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Le rejet par les sénateurs, lundi 26 octobre, du projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République » est une ombre portée supplémentaire sur la fin du mandat du président, Emmanuel Macron. Les sénateurs ont balayé sans surprise la copie votée fin juin par les députés, qui devait être adoptée à la virgule près pour être ensuite validée par le Congrès.
Si, à présent, la navette parlementaire renvoie le texte vers l’Assemblée nationale, rien ne dit qu’il pourra être examiné à nouveau au Sénat avant l’élection présidentielle. Après ? Son sort serait plus incertain encore, bringuebalé au mieux entre un nouveau gouvernement et une nouvelle majorité de députés ou tout simplement jeté aux oubliettes. Il ouvre aujourd’hui une crise politique aiguë dans l’île.
« Les nationalistes se retirent du processus de Beauvau », a sèchement riposté au sortir du vote Gilles Simeoni, le maire de Bastia et conseiller exécutif en charge de l’autonomie, qui a porté sur ses épaules depuis quatre ans les discussions avec le gouvernement. La bascule de ce premier domino a entraîné le désengagement du parti indépendantiste Core in Fronte, allié de Gilles Simeoni dans les discussions avec Paris.
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Source: Le Monde · Paul Ortoli
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