Rayan PSN, Manon Delcourt et Osmose ont été arrêtés et placés en garde à vue au cours du mois d’octobre. Capture d'écran / TikTok et Instagram

ENQUÊTE - Plusieurs influenceurs ont été placés en garde à vue pour des propos tenus en ligne en marge des mobilisations. En renforçant la surveillance des contenus numériques pour prévenir de nouvelles violences, le gouvernement s’attire des critiques, accusé de «censurer» la parole contestataire.

Un streameur, une podcasteuse, une figure des luttes LGBTQ+, féministes et antiracistes… Plusieurs influenceurs ont été placés en garde à vue après des propos tenus sur les réseaux sociaux concernant les mobilisations et les pillages du 17 octobre. Ces interpellations surviennent dans un contexte où le gouvernement, qui avait mal anticipé les débordements, cherche à éviter de nouvelles émeutes à chaque nouvelle manifestation contre la vie chère. Pour ce faire, il a notamment renforcé sa surveillance en ligne des contenus qu’il juge «illicites», c’est-à-dire qui «appellent à la violence, aux dégradations ou aux pillages». En réaction, les influenceurs en question et leurs soutiens dénoncent des poursuites «disproportionnées» et une «censure» de l’État qui tente, selon eux, de «réprimer» le mouvement social.

Rayan PSN, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé à Créteil dans la nuit du 16 au 17 octobre. Il est accusé d’avoir appelé, sur Twitch le 12 octobre, à transformer les manifestations…

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Source: Le Figaro · Clara Hidalgo

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