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Après des tirs de missiles et de drones houthistes quasi quotidiens en octobre contre le royaume saoudien, les combats semblent s’intensifier ces derniers jours sur le sol yéménite, où le conflit a repris en juillet après quatre ans d’accalmie.
Vingt-deux personnes ont été tuées et 30 autres blessées, samedi 7 novembre, par des frappes sur le village d’Al-Shariya, dans la région de Sanaa, a annoncé le porte-parole du ministère de la santé houthiste, auprès de l’agence de presse américaine Associated Press. Anis Al-Asbahi a accusé l’Arabie saoudite d’être responsable de ces attaques, alors que les houthistes sont en conflit avec le gouvernement yéménite et l’Arabie saoudite, qui l’appuie.
La chaîne Al-Massirah, liée aux houthistes, a diffusé une vidéo prise selon elle dans le village d’Al-Shariyah, à l’est de Sanaa, montrant de la fumée s’élever d’un site frappé, des tas de décombres et des blessés hospitalisés. L’agence, citant une source locale, a précisé que des avions de la coalition militaire dirigée par Riyad avaient visé six maisons dans la zone. Des secouristes auraient aussi été pris pour cible, selon la même source. Les autorités saoudiennes n’ont pas commenté ces informations.
Après des tirs de missiles et de drones houthistes quasi quotidiens en octobre contre le royaume saoudien, les combats semblent s’intensifier ces derniers jours sur le sol yéménite, où le conflit a repris en juillet après quatre ans d’accalmie.
Vendredi, un bombardement sur un marché du gouvernorat de Taëz, dont la ville du même nom est encerclée depuis des semaines par les houthistes, a tué plusieurs dizaines de personnes. Les forces gouvernementales soutenues par Riyad et les houthistes se sont mutuellement rejeté la responsabilité de l’attaque.
Dans ce contexte, des responsables yéménites ont fait savoir, samedi, à l’Agence France-Presse, que la Syrie allait déployer des milliers de soldats en Arabie saoudite et au Yémen, où certains sont déjà sur place. Damas va envoyer 3 000 militaires pour aider le royaume, ont déclaré certaines de ces sources, d’autres précisant que des centaines de soldats syriens étaient déjà présents de part et d’autre de la frontière entre le Yémen et le royaume.
Des centaines de milliers de morts
La guerre au Yémen a éclaté en 2014, quand les houthistes ont pris le contrôle de la capitale, Sanaa, déclenchant en 2015 l’intervention militaire d’une coalition menée par l’Arabie saoudite. Une trêve avait été conclue en 2022, mais les combats ont repris cet été.
Le conflit a fait des centaines de milliers de morts dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Depuis octobre, les forces saoudiennes bombardent régulièrement les positions houthistes au Yémen, tandis que les combattants pro-iraniens multiplient, eux, leurs attaques contre les infrastructures pétrolières et aéroports saoudiens.
La coalition a encore signalé, samedi matin, l’interception et la destruction d’un missile de croisière se dirigeant vers la région de Riyad, selon un message publié par son porte-parole militaire, Turki Al-Maliki, sur le réseau social X.
En septembre, une offensive des houthistes sur le littoral yéménite de la mer Rouge leur a permis de renforcer leur emprise sur le détroit de Bab Al-Mandab, point de passage stratégique du trafic maritime entre l’Europe et l’Asie. Ils ont décrété un blocus en mer Rouge contre la flotte du royaume saoudien, premier exportateur de brut au monde. Selon le Wall Street Journal, les navires souhaitant emprunter cet itinéraire prennent désormais contact avec eux pour obtenir leur aval et sécuriser ainsi leur passage.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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