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Le 1er septembre, Dakar et l’institution de Bretton Woods ont trouvé un agrément en vue d’un programme d’aide de près de 1,9 milliard d’euros. Un accord qui rappelle l’époque des réformes économiques strictes conduites dans les années 1980 et 1990.

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A Dakar, en février 1993, deux jours après la réélection du président Abdou Diouf, contestée par son adversaire Abdoulaye Wade.

La langue du premier ministre sénégalais a-t-elle fourché ? Le 8 septembre au matin, alors qu’il s’exprime devant l’Assemblée nationale après l’annonce d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô lâche quelques mots lourds de sens : « Nous sommes dans l’ajustement structurel. » Le soir même, il doit rétropédaler : « Il n’y aura pas d’ajustement structurel. »

Entre-temps, la déclaration a fait le tour des réseaux sociaux, pour le plus grand plaisir de la majorité parlementaire des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), parti souverainiste sceptique quant à cet accord conclu entre le gouvernement et le FMI, qui vise à rétablir la soutenabilité de l’importante dette publique du pays, dont l’encours atteint 132 % du PIB à la fin de 2024.

C’est qu’au Sénégal, l’expression « ajustement structurel » renvoie à une période douloureuse. Entre 1979 et 1998, Dakar conduisit sous la houlette du FMI de la Banque mondiale des réformes économiques strictes, entre blocage des salaires dans la fonction publique, réduction des dépenses et hausse des taux d’intérêt. L’objectif était – déjà – de maîtriser les équilibres financiers.

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Source: Le Monde · Jules Crétois

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