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Une surtaxe sur les bénéfices des banques va contribuer aux aides versées aux ménages pour payer leurs factures énergétiques. Jugé crucial pour la sécurité du pays, le plan pour financer la défense à hauteur de 3 % du PIB en 2030 est renvoyé au printemps.

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Le ministre britannique des finances, John Healey, lors de la présentation du budget annuel, à la Chambre des communes, à Londres, le 28 octobre 2026.

La marge de manœuvre s’annonçait étroite, et les premières annonces budgétaires du gouvernement d’Andy Burnham, mercredi 28 octobre, ont confirmé que les « tempêtes économiques mondiales » évoquées par le ministre britannique des finances, John Healey, devant le Parlement, restreignaient fortement la latitude des travaillistes.

S’il a tenu à présenter les mesures comme « une bouffée d’oxygène donnée aux travailleurs britanniques », le chancelier de l’Echiquier s’est surtout employé à justifier ses choix par la situation géopolitique mondiale et ses impacts sur l’économie.

« La guerre au Proche-Orient [déclenchée en février par l’attaque des Etats-Unis et d’Israël sur l’Iran], que nous n’avons pas voulue, a fait grimper l’inflation. » Celle-ci devrait s’établir à 3,1 % en 2026 selon les estimations de l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme britannique chargé de la surveillance des finances publiques, qui l’envisageait à seulement 2,3 % en début d’année et à 3,75 % en 2027.

Comme les autres pays du G7, le Royaume-Uni a aussi vu la somme consacrée aux intérêts de sa dette – qui représente 94 % du produit intérieur brut (PIB) –, fortement augmenter, grevant d’autant les dépenses de soutien à l’économie. « Nous dépenserons 14 milliards de livres sterling [16,7 milliards d’euros] de plus cette année » sur ce poste, a reconnu M. Healey. Il a néanmoins mis en avant une forme de « résilience » de l’économie britannique, précisant que la croissance, en 2026, sera un peu meilleure qu’anticipée : 1,2 % contre 1,1 % prévu. En revanche, les prévisions se dégradent en 2027, avec une croissance tombant à 1 %.

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Source: Le Monde · Stéphanie Le Bars

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