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Épuisée par sa charge mentale entre travail et vie de famille, Julie, 45 ans, mère de deux enfants de 10 et 13 ans, raconte à Clara Georges son burn out et son long chemin pour se reconstruire, pour la newsletter « Darons daronnes ».

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Ce billet est extrait de la newsletter hebdomadaire « Darons daronnes » sur la parentalité, qui est envoyée tous les mercredis à 18 heures. Vous pouvez vous inscrire gratuitement à cette newsletter en suivant ce lien.

« Que de “to-do lists” ai-je pu faire ! Le soir, la nuit, le mercredi (je travaille à temps partiel depuis la naissance de mes enfants), le week-end, que j’envoyais la plupart du temps sur ma messagerie professionnelle pour m’assurer de ne rien louper à mon retour au bureau.

Affectée à de nouvelles missions en 2019, je me suis laissée happer par les demandes incessantes, l’apprentissage d’un nouveau métier, la gestion d’une équipe peu motivée et peu présente, les injonctions contradictoires d’une hiérarchie qui simplifie et minimise à l’extrême ce qu’elle ne connaît pas pour pouvoir vous en demander toujours plus…

Je sais aujourd’hui que ces symptômes sont les signes d’un épuisement professionnel (et/ou parental ?), un burn-out comme on dit en bon français. Pourtant bien consciente que quelque chose ne tournait pas rond, alertée par mon cher et tendre et par un collègue dont la femme avait vécu cette situation, je n’ai pas su réagir, je n’ai pas pu faire autrement.

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Source: Le Monde · Clara Georges

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