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Si le traumatisme est encore présent dans l’esprit de ceux qui sont intervenus sur place, les détails de ce qu’ils ont vu alors, centraux pour déterminer les responsabilités à l’issue du procès, se heurtent aux mémoires et au temps qui a passé depuis l’explosion.

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Lors de l’intervention des pompiers sur le site de l’explosion d’un immeuble de la rue de Trévise, à Paris, le 12 janvier 2019.

A la barre, le policier désormais à la retraite, Rémi Gros, est bien embêté. « Je suis désolé de ne pas avoir la mémoire… », s’excuse-t-il en terminant son audition devant la 31e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, mercredi 21 octobre. « C’est le temps qui passe », l’absout Nathalie Gavarino, la présidente.

Près de huit ans se sont écoulés depuis l’explosion de la rue de Trévise, dans le 9e arrondissement de Paris, qui a fait quatre morts et plus de 200 blessés et sinistrés, le 12 janvier 2019. Chargé de mener l’enquête, M. Gros a aujourd’hui bien du mal à se remémorer les détails des propos des uns et des autres et la chronologie des événements antérieurs à 2019 ayant pu mener au drame.

Or l’affaire examinée jusqu’au 7 décembre est éminemment technique. Elle nécessite d’être décortiquée le plus précisément possible pour établir si les deux prévenus, la Ville de Paris et le syndic du 6 de la rue de Trévise, la société CIPA Agence Etoile, sont coupables d’« homicides involontaires », de « blessures involontaires » ou de « destruction par l’effet d’une explosion ou d’un incendie ».

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Source: Le Monde · Hélène Bekmezian, Agnès Gautheron

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