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Engagés dans la défense des minorités ethniques, des journalistes poursuivis pour diffamation et des personnes accusées de blasphème, Imaan Mazari et son époux, Hadi Ali Chattha, ont été condamnés, le 29 octobre, à une peine de prison de dix ans pour terrorisme.

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Imaan Mazari et son mari, Hadi Ali Chattha, avocats et militants des droits humains, lors d’une audience à Islamabad, le 5 décembre 2025.

Cyberharcèlement, mandats d’arrêt, pressions en tous genres… Rien n’a jusque-là réussi à les faire taire. Les « défenseurs des sans-voix », dissidents les plus en vue du Pakistan, ont été condamnés à croupir derrière les barreaux. Imaan Mazari et son époux, Hadi Ali Chattha, avocats et militants des droits humains, incarcérés depuis le 23 janvier, ont été condamnés, le 29 octobre, à une peine de dix ans de prison pour terrorisme.

Les ténors du barreau étaient jugés pour avoir retiré des barrières de sécurité lors d’une visite de l’équipe de cricket d’Angleterre à Islamabad, en octobre 2024 – une accusation niée par les prévenus et jugée « absurde » par Amnesty International, qui a également critiqué la procédure. Leur procès s’est déroulé à l’intérieur même de la prison dans laquelle ils étaient détenus et, lors des audiences, Imaan Mazari et Hadi Ali Chattha étaient maintenus dans une structure semblable à une cage.

Pour le couple, cette affaire a pour objectif de faire d’eux un « exemple pour renforcer encore la paralysie de ceux qui se dressent [ou veulent se dresser] contre la tyrannie, l’oppression et l’injustice », au Pakistan, selon une copie du jugement, citée par l’AFP.

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Source: Le Monde · Carole Dieterich

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