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Jeudi, un tribunal d’Abuja a annulé la candidature de celui qui brigue pour la septième fois la magistrature suprême en invalidant toutes les décisions prises par le président de sa formation politique, le Congrès démocratique africain (ADC), jugé illégitime.

Atiku Abubakar, à Abuja, le 2 mars 2023.

Atiku Abubakar, l’un des principaux opposants au président Bola Tinubu, a affirmé vendredi 6 novembre qu’il participerait bel et bien à l’élection présidentielle en janvier au Nigeria, au lendemain de l’annulation de sa candidature par la justice. « Je suis dans la course. Je ne vais nulle part », a-t-il publié dans un communiqué.

Jeudi, un tribunal d’Abuja a annulé la candidature de celui qui brigue pour la septième fois la magistrature suprême en invalidant toutes les décisions prises par le président de sa formation politique, le Congrès démocratique africain (ADC), jugé illégitime.

Son parti, en proie à des querelles intestines, a déjà annoncé faire appel de cette décision. « Nous serons présents sur les bulletins de vote. Aucune menace, aucun chantage ni aucune manœuvre judiciaire ne me fera vous abandonner, ni renoncer à la cause que nous partageons », a ajouté l’ancien vice-président.

Selon lui, la décision de justice est une « manipulation » et une « manigance » imputable au parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC) de Bola Tinubu qui briguera en janvier un second mandat. « Je le dis sans détour : Bola ne peut pas utiliser les tribunaux pour échapper au verdict des Nigérians dans les urnes », a-t-il accusé en dénonçant une « tentative visant à transformer le Nigeria en un Etat à parti unique ».

L’APC de Bola Tinubu a réagi dans la foulée en condamnant des « divagations absurdes » et des « théories du complot ». « L’APC ne joue absolument aucun rôle dans le bourbier judiciaire de ce parti », a affirmé le parti au pouvoir dans un communiqué vendredi.

Atiku Abubakar, 79 ans, était arrivé en deuxième position derrière M. Tinubu au scrutin de 2023 avec 29 % des voix.

Jeudi après-midi, M. Abubakar avait tenu un meeting de campagne dans l’Etat de Kebbi (nord-ouest) lors duquel il avait passé sous silence la décision de justice. Seuls les porte-paroles de son parti avaient réagi en estimant que « l’APC veut mettre le Nigeria à feu et à sang », et que la décision de justice privait les Nigérians du droit « de choisir librement leurs dirigeants ».

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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