Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Par Célia Cuordifede 

Publié aujourd’hui à 17h00, modifié à 17h25

Article réservé aux abonnés

ReportageA quelques jours d’un vote crucial du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, « Le Monde » a emprunté une portion de la nouvelle autoroute qui chemine jusqu’au territoire sahraoui. L’infrastructure a été voulue par Mohammed VI pour asseoir la présence de Rabat dans cette région contestée.

Sur la Donald J. Trump Highway, la route qui mène au Sahara occidental, entre Tiznit et Dakhla, les routiers font souvent leur première halte au kilomètre 18. Les espaces de repos se font plus rares ensuite, une fois que l’asphalte s’enfonce dans les étendues désertiques. Dans le petit douar (commune rurale) de Bounaamane, planté au milieu des arganiers, une station-service flambant neuve est apparue il y a un peu moins de deux ans, avec sa boutique attenante, son restaurant de grillades, sa boucherie, son café avec terrasse et son aire de lavage.

Ce matin de la fin d’octobre, Mohammed, qui n’a pas souhaité donner son nom, se dit conquis. « Heureux même », sourit-il, emmitouflé dans un pull-over violet, alors que le soleil tarde encore à réchauffer ces contrées arides du Sud marocain. Cette route, « c’est mille fois mieux qu’avant ». Pour lui, les trajets sont devenus bien moins pénibles depuis que l’ancienne Nationale 1, « étroite, souvent ensablée et creusée par le poids des camions », a été transformée en deux-voies dans les deux sens, avec des limites de vitesse atteignant sur certaines portions 100 kilomètres-heure.

La mise en service de la nouvelle voie express, achevée fin 2024, aurait même incité des entreprises à emprunter de nouveau cet axe pour rallier le sud du Maroc et le Sahara occidental. Un territoire que Rabat désigne comme ses « provinces du Sud », mais disputé par les indépendantistes du Front Polisario, soutenu par l’Algérie, et que l’Organisation des Nations unies (ONU) classe parmi les « territoires non autonomes ».

Il vous reste 83.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Célia Cuordifede

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira