Le gouvernement japonais va choisir une capitale secondaire susceptible d'assurer la continuité de État si une crise grave paralysait Tokyo.

Radio France

Publié le 02/11/2026 11:15

Temps de lecture : 1min

Vue aérienne de Tokyo (29 octobre 2025) (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)
Vue aérienne de Tokyo (29 octobre 2025) (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

La loi entérinant le choix d'une deuxième capitale vient d'entrer en vigueur. Elle a été votée durant l'été 2026 par les partis de la majorité de droite au pouvoir. Le gouvernement veut être prêt à faire face à tous les scénarios, et notamment aux grandes catastrophes naturelles qui pourraient, un jour, paralyser Tokyo. Cela pourrait être une éruption du Mont Fuji, la ville étant à moins de 100 kilomètres du volcan, ou un tremblement de terre. 

Les chercheurs pensent qu’il y a actuellement 70% de risque qu'un puissant séisme se déclenche sous la capitale japonaise, au cours des 30 prochaines années. Si les infrastructures, les bâtiments, les chemins de fer sont normalement conçus pour absorber des secousses violentes, il y aurait forcément des destructions. Le gouvernement veut donc être certain que l’État ne serait pas déstabilisé, et qu’il pourrait continuer à fonctionner normalement. Tokyo concentre aujourd’hui toutes les institutions politiques, la banque centrale et les sièges de nombreuses grandes entreprises. D’où l’idée de créer une, ou plusieurs, capitales secondaires, capables de prendre le relais en cas de crise majeure à Tokyo.

De nombreuses villes sont candidates car, si elles sont choisies, elles vont toucher beaucoup d’aides publiques pour réaliser des investissements, administrations stratégiques, ministères ou nouveaux centres de télécommunications, susceptibles de prendre, si besoin, le relais de ceux de Tokyo.

Plusieurs villes vont déposer leur candidature, notamment Osaka, la deuxième plus grande ville du pays, mais aussi Fukuoka dans le Sud, ou encore la préfecture d’Aichi, autour de Nagoya. Pour contenir les ambitions, le gouvernement a fixé quelques critères. Il faut que la future capitale secondaire ait déjà au moins 1,5 millions d’habitants et qu’elle génère au moins 2% du PIB du pays.

Osaka part favorite. Ses élus ont accepté d’apporter leur soutien politique à la coalition conservatrice de l’actuelle Première ministre, Sanae Takaichi, en échange du vote de cette loi entérinant la création d’une capitale suppléante. Le gouvernement dit qu’il va étudier tous les dossiers, et ne donnera le nom de l’heureuse élue qu’après 2027.

Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

Sur le même thème

Shorts

Source: Franceinfo · franceinfo, Yann Rousseau

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira