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Churchgoers attend a Sunday service at Evangelical Baptist Megachurch Lagoinha Matriz in Belo Horizonte, Brazil on October 11, 2026. Photo: María Magdalena Arréllaga / Le Monde
Maria Magdalena Arréllaga pour « Le Monde »

Par Anne-Dominique Correa 

Publié aujourd’hui à 05h00

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DécryptageSi les politiques sociales menées par le Parti des travailleurs durant ses dix-sept ans au pouvoir ont permis de réduire la pauvreté, nombre de Brésiliens peinent toujours à boucler leur fin de mois. Beaucoup envisagent de voter pour le candidat d’extrême droite, Flavio Boslonaro, au second tour de l’élection présidentielle, le 25 octobre.

« Je veux juste dormir ! » Epuisée, Cibele Santiago, 38 ans, fond en larmes sur le canapé de son modeste appartement de 40 mètres carrés, ce 10 octobre. Cette ingénieure civile qui habite dans un ensemble de logements sociaux du programme Minha Casa, Minha Vida (« ma maison, ma vie ») à Ribeirao das Neves, une ville-dortoir dans l’intérieur de l’Etat de Minas Gerais, dans le sud-est du Brésil, ne connaît pas de répit.

Son emploi à la mairie locale ne lui apporte que 4 500 reais (environ 790 euros) par mois. Pour subvenir aux besoins de son fils, elle multiplie les missions à son compte, le soir et le week-end. « C’est frustrant d’avoir fait cinq ans d’études universitaires pour ça », souffle cette mère célibataire qui rêve de s’offrir un jour une maison.

Née dans une favela, la jeune femme incarne ces « enfants rebelles » du Parti des travailleurs (PT, socialiste) du président, Luiz Inacio Lula da Silva : ces générations sorties de la pauvreté grâce aux politiques sociales menés au cours des dix-sept années de gouvernement de la gauche (de 2003 à 2016 puis de 2023 à 2026), mais qui, portées par des aspirations nouvelles, lui tournent désormais le dos. « J’ai déjà voté pour Lula mais, aujourd’hui, je trouve que le gouvernement ne pense pas suffisamment à l’avenir », explique l’ingénieure.

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Source: Le Monde · Anne-Dominique Correa

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