Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Une semaine après l’attentat raciste dans les Yvelines, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi soir à Trappes, parmi lesquelles les principaux candidats de gauche à l’élection présidentielle.

Raphaël Glucksmann, félicité par Yannick Jadot, à son arrivée dans un bar du 20e arrondissement où l'attendent ses soutiens, après sa victoire dès le premier tour de la primaire de la gauche sociale-démocrate, à Paris, le 11 octobre 2026.

Yannick Jadot, sénateur écologiste et soutien du candidat à la présidentielle du Parti socialiste et de Place publique, Raphaël Glucksmann, a déploré, vendredi 30 octobre, l’absence de la droite et du bloc central au rassemblement prévu dans la soirée à Trappes, en hommage aux victimes de l’attentat raciste du 23 octobre.

« Ca devrait être le rassemblement de la nation », a-t-il déclaré sur Franceinfo, regrettant que « la droite qui se prétend républicaine ne fasse pas le déplacement ». « Je pense à Edouard Philippe, je pense à Gabriel Attal, ils sont candidats à l’élection présidentielle, je pense à un certain nombre de ministres », a-t-il ajouté.

Une semaine après l’attentat raciste dans les Yvelines, qui a fait un mort et sept blessés, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi soir à Trappes, parmi lesquelles les principaux candidats de gauche à l’élection présidentielle.

« Un rapport extrêmement dégradé à la lutte contre le racisme »

Les victimes de Trappes – dont Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans, mort sous les balles de Kévin T., mis en examen jeudi – sont « des enfants de la République », tout comme les victimes de Mohamed Merah ou celles des attentats du Bataclan, a affirmé Yannick Jadot. Il a ainsi accusé la droite et le centre d’avoir « un rapport extrêmement dégradé à la lutte pour la République, à la lutte contre le racisme ».

Et Yannick Jadot a particulièrement ciblé Edouard Philippe, candidat du parti Horizons à la présidentielle, et premier chef de gouvernement de l’ère Macron. « Je comprends que ça va mal du côté des sondages, mais en plein mouvement lycéen, en plein mouvement social sur la vie chère, un candidat à l’élection présidentielle fait exactement comme l’extrême droite et reprend l’idée de l’obsession de l’immigration », a-t-il dénoncé, ajoutant mettre « absolument » sur le même plan ces déclarations et celles du Rassemblement national.

Edouard Philippe avait estimé, dans un entretien au Point publié mardi, que « l’échec de l’intégration » depuis « plusieurs décennies est incontestable », jugeant que « la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration » dans les violences autour des manifestations du 17 octobre était « patente ».

Le sénateur écologiste a également plaidé pour un durcissement des règles pour les médias qui véhiculeraient des idées ou propos racistes ou antisémites, estimant que la liberté d’expression ne peut être « une liberté d’exprimer de la haine ». Il a évoqué de possibles sanctions, plutôt qu’une interdiction totale de diffuser, citant la chaîne CNews, propriété du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré. « Première sanction, une heure d’interdiction de diffusion avec un bandeau sur l’écran noir de CNews : “Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.” Récidive : une journée », a-t-il proposé.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira