Trop ému pour s'exprimer, il a laissé le soin à sa fille de lire une déclaration, lors d'une conférence de presse à Paris.

France Télévisions

Publié le 02/11/2026 12:58

Temps de lecture : 1min

Pengo Bossio Wangi, Bolema Bossio Wangi, père du jeune homme tué le 23 octobre lors de l'attentat raciste dans les Yvelines, aux côtés d'Ambre Banguid, demi-sœur de la victime, le 2 novembre 2026 à Paris lors d'une conférence de presse. (SI
Pengo Bossio Wangi, Bolema Bossio Wangi, père du jeune homme tué le 23 octobre lors de l'attentat raciste dans les Yvelines, aux côtés d'Ambre Banguid, demi-sœur de la victime, le 2 novembre 2026 à Paris lors d'une conférence de presse. (SIMON WOHLFAHRT / AFP)

Bolema Bossio Wangi a tenté de s'exprimer après la mort de son fils Pengo, tué lors de l'attentat raciste du 23 octobre dans les Yvelines. Submergé par l'émotion, il a laissé le soin à Ambre Banguid, demi-sœur de la victime, de relayer ses mots lors d'une conférence de presse organisée à Paris, lundi 2 novembre. Cet homme a notamment souhaité que l'hommage national qui sera rendu aux victimes soit "l'occasion d'une véritable prise de conscience et d'un engagement contre le racisme" et pas simplement un "moment de recueillement".

"Issu de l'immigration africaine, j'ai grandi en France dans les années 80-90, une période où les ratonnades contre les Maghrébins ou les Noirs étaient malheureusement courantes", a poursuivi Ambre Banguid, en lisant la déclaration écrite de son père. "Je n'ai pas cru que plusieurs décennies plus tard, mon fils Pengo Bossio Wangi succomberait de la main d'un individu animé de la même haine", a-t-il déploré, toujours via sa fille. "Aujourd'hui, dans une France en proie à de fortes tensions identitaires, j'ai peur en tant que père d'enfants noirs."

"Malgré notre colère et notre douleur, la mère de Pengo et moi faisons le choix de faire confiance en la justice de ce pays."

Bolema Bossio Wangui, père de Pengo Bossio Wangui, tué lors d'un attentat raciste dans les Yvelines

dans une déclaration écrite lue par sa fille

Le 23 octobre, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué par Kévin Tessier, qui a également blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, lors d'un périple sanglant à Trappes et La Verrière. Kévin Tessier, 39 ans, a été mis en examen jeudi et placé en détention provisoire. Un hommage national doit être rendu après cette attaque raciste, a annoncé la porte-parole du gouvernement, sans préciser la date à ce stade.

"Si la mort de notre fils doit servir à quelque chose, c'est à sensibiliser sur le racisme qui gangrène la société française depuis des décennies, un racisme alimenté par certains médias et partis politiques", a souligné Bolema Bossio Wangi. "Nous aimons ce pays pour les valeurs qu'il porte et auxquelles nous croyons profondément, telles que la fraternité", a-t-il ajouté. "La France doit toujours rester fidèle à ses valeurs, quelles que soient les origines" et "la couleur de peau" de "ses habitants".

Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

Sur le même thème

Shorts

Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira