Placé en garde à vue depuis lundi, le suspect de l’attentat raciste de Trappes, doit encore être présenté à un juge d’instruction antiterroriste. Le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen, annonce que Kevin T. a indiqué en audition n’éprouver aucun regret.
Passer la publicité Passer la publicitéLe parquet national antiterroriste (Pnat) a requis ce jeudi 29 octobre la mise en examen du suspect de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière (Yvelines), qui a fait un mort et sept blessés le vendredi 23 octobre. Le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen, l’a annoncé lors d’une conférence de presse au tribunal judiciaire de Paris ce jeudi. Kévin T. sera présenté à un juge d’instruction antiterroriste avant de passer devant le juge des libertés et de la détention.
Le parquet souhaite sa mise en examen notamment pour «assassinat» et «tentatives d’assassinats», «en relation avec une entreprise terroriste», avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison de l’appartenance, vraie ou supposée, des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminé. Il a également requis son placement en détention provisoire. Lundi, le procureur avait indiqué que le suspect reconnaissait les faits mais niait leur caractère raciste.
128 cartouches tirées
Le vendredi 23 octobre, vers 10h30, Kévin T. a ouvert le feu en rafales depuis sa voiture, une Clio grise, d’abord près d’un arrêt de bus place Van Gogh à Trappes, puis à La Verrière. Il a tué Pengo Bossio Wangi, un Français noir de 26 ans, et blessé sept personnes, dont plusieurs d’origine africaine ou maghrébine. Parmi elles figure une fillette de 12 ans, dont le pronostic vital n’est plus engagé.
Selon le Pnat, dans une première communication, il a tiré 128 cartouches sur huit lieux différents avec une arme automatique de catégorie A. Il a été interpellé peu après par la brigade anti-criminalité à Coignières, sur la RN10. Avant de passer à l’acte, il avait piégé son appartement de Plaisir avec des bouteilles de gaz reliées par des fils électriques à un minuteur.
Inconnu des services de renseignement, Kévin T. avait été condamné à quatre reprises, la dernière fois en 2012. Les analyses ont révélé «la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang» au moment de l’attaque. Selon une source proche de l’enquête à l’AFP, il avait été diagnostiqué schizophrène et suivait un traitement.
Source: Le Figaro · Leopold Paitier
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira