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Malgré les déclarations antisémites présumées de Jordan Bardella, l’avocat, qui dit également parler au nom de son père Serge, le « chasseur de nazis », maintient son soutien au parti d’extrême droite.

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Le juriste franco-israélien Arno Klarsfeld et Marine Le Pen, lors de l’inauguration de l’allée Ilan-Halimi, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 13 février 2026.

Peu importent les révélations fin septembre de Mediapart sur les déclarations antisémites présumées de Jordan Bardalla, les Klarsfeld, père et fils, persistent et signent : le président du Rassemblement national (RN) demeure fréquentable à leurs yeux, et, en cas de choix entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, le chef de fille de La France insoumise (LFI), au second tour de l’élection présidentielle de 2027, leur préférence va à la candidate du RN.

« Je fais confiance à Jordan Bardella, considérant ses propos contemporains forts sur la lutte nécessaire contre l’antisémitisme qui, aujourd’hui, provient essentiellement d’une grande partie de l’extrême gauche, des islamistes et de ceux qui les soutiennent », déclare au Monde l’avocat Arno Klarsfeld, qui dit également parler au nom de ses parents, Beate et Serge Klarsfeld, âgé de 91 ans et qui a tant fait pour faire connaître la Shoah et pour traduire en justice ses artisans, dont Klaus Barbie, Maurice Papon et Paul Touvier.

Pour Arno Klarsfeld, la preuve n’est pas faite que Jordan Bardella ait tenu des propos antisémites dans sa jeunesse. « Je n’ai pas changé d’opinion au sujet de Jordan Bardella. J’ai pu discuter avec lui après sa visite à Yad Vashem [l’Institut international pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, en mars], il était très ému, insiste Arno Klarsfeld. J’étais invité par le gouvernement israélien à une conférence sur l’antisémitisme, il y a plus d’un an, à laquelle il s’est exprimé. Son discours était fort et sincère. »

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Source: Le Monde · Christophe Ayad

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