Par Le Figaro avec AFP
Publié le 25/10/2026 à 09h49
De nouvelles explosions ont secoué Riyad tôt dimanche après des messages d'alerte des autorités, les Houthis du Yémen poursuivant leurs attaques contre le royaume où l'aéroport international de la capitale devait rouvrir après deux semaines de fermeture. Les Houthis, soutenus par l'Iran, et la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, qui appuie les forces gouvernementales yéménites, échangent quasi quotidiennement des frappes depuis la reprise en juillet du conflit au Yémen.
L'ampleur des attaques visant Riyad ces dernières semaines est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les Houthis aux forces gouvernementales. L'aéroport international de la capitale saoudienne a notamment été pris pour cible à plusieurs reprises, faisant des morts, en particulier le 10 octobre : une frappe sur un terminal passager avait alors coûté la vie à 13 personnes et fait des centaines de blessés, entraînant la fermeture du site par les autorités.
Samedi, l'aéroport avait annoncé la reprise des vols pour dimanche, après deux semaines de fermeture. Dimanche matin, il n'était pas clair cependant s'il avait repris ses opérations. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, avait indiqué samedi que son mouvement l'avait une nouvelle fois visé, sans que Riyad ne commente. Face à sa réouverture programmée, le porte-parole a mis en garde dimanche le secteur aérien «contre l'utilisation de l'aéroport King Khalid de Riyad, étant donné qu'il (...) constitue une cible militaire» pour les Houthis, a-t-il écrit dans un communiqué. Et Yahya Saree d'ajouter: si l'aéroport reprend ses opérations, «le régime saoudien devra en assumer les conséquences».
«Tout tremble»
Dimanche matin, trois explosions ont été entendues, a constaté un journaliste de l'AFP dans la capitale. Auparavant, des messages d'alerte ont été envoyés par téléphone aux habitants pour les mettre en garde contre «une menace aérienne» et les appelant à se mettre à l'abri. La coalition qui combat les Houthis au Yémen a indiqué avoir abattu un missile balistique tiré en direction de Riyad, puis un autre tiré vers Khamis Mushait, dans le sud du royaume. Elle a imputé les tirs aux combattants pro-iraniens qui avaient revendiqué la veille des frappes en Arabie saoudite.
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«Les bombardements sont très intenses depuis ce matin, que Dieu nous protège. Tout tremble à cause des explosions», a déclaré dimanche à l'AFP sous couvert d'anonymat un habitant de Khamis Mushait, ville qui héberge une base aérienne. Des alertes ont également été émises dans la ville voisine d'Abha et d'autres régions du sud du pays. La chaîne de télévision houthie Almasirah avait accusé samedi l'Arabie saoudite d'avoir mené plusieurs frappes au Yémen, visant notamment la capitale Sanaa aux mains des combattants pro-iraniens, qui ont fait 17 morts. Des affirmations que Riyad n'a pas commentées.
En Arabie saoudite, la coalition avait de son côté annoncé avoir intercepté samedi trois missiles balistiques visant Riyad, et, dans l'ouest du royaume, les villes de Taïf et Yanbu, terminal pétrolier majeur sur la mer Rouge, ainsi qu'un drone dans une province orientale. Après une trêve de quatre ans, le conflit au Yémen, lancé en 2014 avec la prise de Sanaa par les Houthis, a repris en juillet, ouvrant un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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