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A l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal, les dirigeants de l’Union européenne et le premier ministre canadien ont annoncé des mesures sur Erasmus, les virements de fonds instantanés, un accord sur le commerce numérique, sur les matériaux critiques et une coopération sur l’IA et les supercalculateurs.
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Le geste est symbolique, mais il montre les premiers effets concrets du rapprochement entre l’Union européenne (UE) et le Canada, à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal, jeudi 29 et vendredi 30 octobre.
Mark Carney, le premier ministre canadien, a notamment annoncé un financement supplémentaire de 500 millions d’euros pour l’Ukraine. Le soutien à Kiev, à la démocratie, au multilatéralisme, au commerce international basé sur le respect de règles communes font partie de ces valeurs en danger qu’Ottawa et les Vingt-Sept veulent défendre en se rapprochant. « Le monde devient de plus en plus dangereux et divisé, a insisté M. Carney. Nos sociétés sont secouées par de nouvelles tempêtes : les bouleversements provoqués par le changement climatique, l’érosion des valeurs démocratiques et le recours au commerce comme une arme. »
Pendant ce 21e sommet, les deux partenaires ont conçu une sorte de fusée à deux étages, qu’ils veulent faire décoller très vite. D’abord, il y a un renforcement des liens entre Ottawa et l’UE, allant jusqu’à « faire du Canada un membre associé » répète la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui tient à cette expression forte. Le deuxième étage sera l’« Alliance pour l’avenir » ouverte à d’autres pays partageant les mêmes valeurs, avec, comme objectif, la sécurité économique, la lutte contre le réchauffement climatique ou encore une bonne gouvernance de l’intelligence artificielle (IA). « Il pourrait y avoir différentes géométries avec différents pays selon les sujets », décrypte Antonio Costa, le président du Conseil européen. « A un moment où l’ordre basé sur les règles internationales est sous pression, nous partageons la responsabilité de le défendre », précise-t-il.
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Source: Le Monde · Sophie Fay, Alexandre Lepoutre
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